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samedi 27 décembre 2014

Des Verts et des pas mûrs

Il y a plus d'un an déjà qu'Alex Tyrrell, chef du Parti vert du Québec (PVQ) a viré le Conseil exécutif du parti au complet.

Bien que ce n'était pas la première fois dans son histoire que le parti avait complètement changé d'équipe de direction, c'était probablement la plus brutale transition qu'il y a eu, surtout qu'elle s'est passée en dehors des valeurs vertes.

Évidemment, ayant été élu au poste de trésorier dans le Conseil exécutif (CE), passant souvent plus de 20 heures par semaine dans le meilleur intérêt du parti, j'ai été particulièrement frustré par le fait que M. Tyrrell a exécuté sa manœuvre (nommer deux dirigeants sans élection, utiliser cette présumée autorité pour virer le CE élu, publier une résolution pour changer l'administrateur principal du compte bancaire, etc., le tout durant la même journée) et de l'effet que ça allait avoir sur le parti. D'ailleurs, le même jour ou le jour suivant, lors d'une conversation téléphonique avec M. Tyrrell, j'ai prédit avec succès que sa manœuvre n'allait pas augmenter le succès électoral et la visibilité du parti. Quatre mois plus tard, suivant un scrutin provincial auquel seulement une quarantaine de candidatures vertes étaient officialisées, le parti avait perdu la moitié du pourcentage de vote obtenu en 2012.

Mais, peu importe la séquences des événements, la source du problème était que la constitution ne définissait pas assez bien les rôles des diverses positions au sein du parti.

Depuis lors, nombreuses ont été mes discussions et entretiens avec d'autres membres du parti, anciens et courants, et j'ai eu l'occasion d'en tirer plusieurs conclusions:

  1. La politique au sein des membres impliqués d'un parti politique, c'est bruyant, difficile et personnel.  Heureusement, les autres organisations communautaires n'ont généralement pas de tels membres, mais la politique sera présente dans n'importe quel groupe de dirigeants.
  2. La plupart des membres du PVQ (et je le suppose d'autres partis aussi, mais peut-être pas autant) se foutent complètement de la politique interne du parti, et donc ne seront pas les alliés de ceux, comme moi, qui veulent protéger leur parti d'un dirigeant qui agit en dictateur et détruit leur parti.  La leçon est donc simple: si la constitution est inadéquate, en règle générale, les membres ne seront pas là pour empêcher la destruction du parti.  Je suppose que ce phénomène n'est pas limité aux partis politiques.
  3. Un parti ne sera qu'aussi solide que sa constitution, ce texte de valeur légale qui définit les paramètres de son existence. Et ensuite il faut avoir un bon avocat pour le défendre. Je continuerai sur ce point plus tard.
  4. C'est la bonne volonté qui fait marcher les choses, et ça manque en tabarnak dans ce contexte politique (et ailleurs aussi, bien sûr).
  5. Il faut se prévaloir de la liberté d'association et de faire le travail nécessaire, comme l'ont fait les refondateurs du Parti équitable lors de la dernière élection générale provinciale, qui ont fait un travail admirable en peu de temps. Les gens avec l'expérience nécessaire pour gérer un parti politique sont peu nombreux: gardez-les et prenez en soin! (Moi, j'ai effectivement pris ma retraite politique car j'y ai mis tellement de temps que je m'en suis rendu malade.)
  6. Les partis politiques sont des véhicules souvent fragiles dont les participants le sont souvent pour leurs égos. Ils sont trop souvent des structures dont les dirigeants exercent le contrôle, souvent au point d'empêcher un candidat potentiel de participer à une course d'investiture, alors que le but de cette dernière est justement de rendre l'exercice représentatif des membres locaux. La loi électorale ne requiert pas un tel arrangement, par contre.
Une considération du dernier point est particulièrement importante afin de déterminer la meilleure manière d'éviter les problèmes vus au PVQ.

Puisqu'au niveau Québécois, les associations régionales et locales (nommées instances) dépendent légalement du parti et, par extension, de la bonne volonté de ses dirigeants, elles ne sont créées que si les dirigeants du parti détermine qu'il requiert une telle présence régionale ou locale, et elles seront démantelées si leur existence n'est pas désirée (que ce soit à cause d'un manque d'intérêt local, à cause d'un groupe local rebelle, ou toute autre raison).

Ici en Outaouais, un groupe de membres verts dont je fais partie avait eu l'intention d'établir une instance régionale du PVQ en Outaouais. Dans la finesse de ses manœuvres, M. Tyrrell avait réussi à écarter ou désintéresser les membres verts de la région au point qu'il n'y avait qu'un candidat dans cinq circonscriptions en avril 2014. Une instance locale n'allait pas être formée.

Mais ce que j'avais oublié de considérer en 2012 et 2013, c'est que notre association régionale, nous l'avions effectivement déjà depuis des années.  Les Verts de l'Outaouais, ce regroupement informel, fondé en 2008, de personnes de la région par qui les élections locales étaient inspirées, appuyées et organisées, n'est pas une association selon le sens du terme que présente le Registre des entreprises du Québec (REQ).

Par contre, nos caractéristiques, dont des effectifs qui changent peu et des luttes locales bien définies, rendraient la formalisation de l'association possible et facile, sans toutefois nécessiter une inscription au REQ, un avantage dû aux frais et à la paperasse.  C'est donc cela que nous aurions dû entreprendre dès 2012.  Nous aurions dû équiper cette association d'une constitution solide, la rendant ainsi un excellent modèle pour les Verts dans les autres régions du Québec, qui, handicapés par des effectifs variables et un manque d'association locale ou régionale pour les assembler, avaient généralement du mal à rassembler des effectifs et augmenter leur visibilité.

Avec suffisamment d'associations régionales, ces dernières pourraient se fédérer en association dont la participation serait entièrement volontaire, menant à établir l'équivalent d'une ombre de parti politique, sauf qu'elle serait entièrement régie par les membres des association régionales, le contrôle ainsi échappant à un ou quelques éventuels dirigeants mal intentionnés.

Dès qu'ils se sentent prêts, les membres de ces associations régionales pourraient ainsi fonder un nouveau parti politique bien équipé à contester une élection générale, présenter des candidats pour un grand nombre de circonscriptions dans un parti existant, ou même encore (re)prendre le contrôle d'un parti mal géré.

La liberté d'association a toujours permis ce genre de structure, mais comparé au XIXe siècle et au début du XXe, peu sont ceux qui désormais réalisent l'impact que peuvent avoir des regroupements modestes de gens impliqués.  Il est temps de se départir de l'idée que le peuple dépend des institutions existantes et qu'il ne peut y échapper!

Dans mes prochains billets de blogue, je discuterai de la façon de former une association solide.

mardi 7 octobre 2014

Andrew Coyne is plain wrong

For those who don't know Andrew Coyne, I would describe him rather as an author than a journalist because, from my point of view, he seems to state his opinion more often than report facts. I have also had the distinct impression that the sympathies he tries to invoke depend more on the newspaper in which his articles get published than on being necessarily his own opinions.  But for the following, let's assume the case is the latter.

I cannot say with certainty that Mr. Coyne writes to cause a significant reaction among his readers, but the result is still the same. This time, I couldn't resist reacting.  Here is the twitter exchange:
I wasn't going to let him win by trying to correct his mistakes in 140 characters or less, therefore I replied:
So I'll cite the sections of Andrew Coyne's original article so that I can disprove as many of his points as possible, so as to disprove his entire argument.

As I said on Twitter, in his article, Mr. Coyne tries to prove that the recent Scottish independence referendum, even with its clear question, was fundamentally undemocratic, especially with regards to the possibility that the example could be reflected in an eventual third referendum on Quebec's sovereignty.  He divides his argument in five points, which I will decompose with the intention of refuting them.

First he says this:
Even to talk of holding another referendum in Canada, first, suggests a strange definition of democracy is at work, the same that has held us in its sway since the first, in which a yes, however tentative, is the final word, but a no, however many times it is repeated, only means a la prochaine — or, as Alex Salmond, the Scottish National Party (SNP) leader put it, “at this stage.” (To be fair, I don’t believe a yes would be final, either. I think it would only mark the start of the real referendum, the continuing battle for public opinion through the months of chaos that would follow. So the No side were very likely being as deceitful as the Yes in claiming that a yes was “forever.” At least I hope they were.)
Let's first address the definition of "democracy", since his first sentence  touches that point. The French language Wiktionary defines democracy as a political regime where the people as a whole holds sovereign power. This definition makes a referendum (where votes for and against the proposal are counted directly with no intermediary) an exercise more democratic than an vote to elect MPs in our first-past-the-post electoral system (and probably  more democratic than in other electoral systems as well). A particular example of this happened in my federal riding of Gatineau: in 2004, Richard Nadeau lost despite his 40.27% of votes, while in 2008, he won with 29.15%: these are uncomfortable results but their legitimacy is not denied, and I don't recall anyone calling them undemocratic.

But even if we ignore the author's unusual definition of democracy, we would then have to ask just how a repeated independence referendum (of which simply its mention cost the Parti Québécois the last general provincial election) isn't democratic. And, strictly speaking, how is independence final? More than one province joined the confederation since 1867, and Newfoundland had a referendum in 1948 to this very effect. And even if the result is final due to political reality, how is that not democratic? The author's first point falls in its entirety.

His second point touches the question's clarity, an issue which came back often since the 1995 Quebec referendum. I think the federalists are still particularly bitter about this.
Second, the question, much lauded though it was here for its clarity — “Should Scotland be an independent country?” — only appears so in light of the hilariously complex and misleading questions employed in our own triumphs of democracy. Any expert in public opinion polling could tell you it’s a slanted question: It plainly invites a yes. A fair question would present the two options, equally: Should Scotland become an independent country, or should it remain a part of the United Kingdom?
To compare a referendum question (for which each side has months or years to prepare) to a telephone survey question to which one is not prepared, is not very honest! Especially in the case of a "yes" or "no" question, for which both camps have the opportunity to form and prepare information packages and solicitation teams, etc. More importantly, the electors have the chance to study all the materials to make an informed choice.

But even if we ignore that detail, to question the Scottish referendum question's clarity after the big issue of Quebec's referendum question, that's rich, especially considering the hardline federalists (to which Andrew Coyne is really starting to resemble) have spent so much time criticizing the Quebec question for its lack of clarity. And even if clarity weren't an issue, the result of any independence vote would be complicated; nothing of that sort is ever simple, but that doesn't mean that the people can't make a decision and take responsibility for it. The author's second point falls too.

In his third point, the author questions the legitimacy of a simple majority (50%+1):
Third, merely because the British prime minister was foolish enough to agree to 50 per cent plus one of the vote as sufficient mandate to begin negotiations on the breakup of the kingdom — assuming he was being sincere, and assuming the negotiations did not collapse and assuming a whole lot else that would probably not be the case — it does not follow that Canada is now obliged to accept that as a precedent.
The arguments that led the Supreme Court to require a clear majority as one of the conditions, alongside a clear question, of the (entirely made up) duty to negotiate on the part of the rest of Canada (whoever that is, constitutionally), still hold. The Clarity Act, which slyly turned this on its head — from requiring negotiations in the event of a clear majority, to banning negotiations without it — is still the law of the land. And, as is increasingly widely acknowledged in Quebec, such a narrow and divisive majority could not possibly be sufficient to launch the province on such a perilous adventure. (Opinion polls in the province point to 60 per cent as a bare minimum, with a substantial number preferring 75 per cent.)
Obviously, whenever a country on the road to being reduced realizes the real possibility that the "yes" side of an independence referendum may win, the opponents will do all they can to prevent it from happening. That's why the hardline federalists will insist to change the rules, for example demanding a minimum "yes" vote of 60% or 75%, and so on. Just like I said earlier, it's interesting to see those federalists insist for a minimum higher than 50% while it'd be perfectly democratic if their favourite party wins a majority of House of Commons seats without even getting close to a 50% share of the votes: in 1997, the Jean Chrétien Liberals got 155 of 301 seats (51.50%) with only 38.46% of the votes; in 1993, the discrepancy was even higher: they got 177 of 295 seats (60%) with 41.24% of the votes. Will Mr. Coyne be the first to question the legitimacy of a majority Liberal government under Justin Trudeau if he wins with only 40% of the votes rather than 60% or 75%?

It's in his fourth point that the author dares say that a fundamentally democratic exercise (as I pointed out earlier) with a clear question is somehow not democratic:
But — point four — even a clearer question, and even with a clear majority, it still wouldn’t alter the fundamentally undemocratic premise of the enterprise: namely, that the fate of the whole country may be decided by the vote of a small minority. Had the Yes carried the day in Scotland, it would have been with the support of perhaps 1.8 million out of the United Kingdom’s 64 million citizens. The rest were forced to watch, helplessly, as their own futures hung in the balance.
We have all been seduced by the formalities — the holding of a vote, with ballot boxes and scrutineers and the rest — into thinking these affairs are actually based on some sort of democratic principle. But just because you hold a vote on something doesn’t make it democratic, not in any legitimate sense. For example, you can’t vote to help yourself to something that isn’t yours, and you can’t vote to decide the fates of others, not party to the vote.
So it's not democratic because the rest of the country doesn't agree? That argument doesn't work because Canada isn't a unitary state like Ireland and others. We have, in theory, a confederation where federal powers are limited. Contrary to other provinces, Quebec has managed to keep some of those powers to itself, as guaranteed by the constitution. The union of the provinces must be recognized as voluntary for the benefits it provides to all, and to ensure its actual legitimacy. Instead, we see that many federalists think that the federal government is and should be a strong central power acting in a decisive manner to discipline its rebellious children. (Gee, this attitude is starting to look like Iraq under Saddam Hussein, who had to impose his strong rule to allow his Sunni minority to control a Shia majority country!)

The author continues:
Yet that is precisely what separatists in Canada and the U.K. have attempted to maintain: that they could vote, not to “leave” the country, as it is sometimes put, but to take a part of the country with them, and that the rest of the country, including the vast majority of its citizens, had no choice but to accept whatever the minority decreed. This may be called many things, but democratic isn’t one of them. If it’s democracy we’re interested in, then any decision to break up the country should be for all of the country to vote on, not just a part of it.
And that's where we can start to see that gem of Orange Order ideology hated by so many: I read that the author would prefer that Quebeckers "return to France" (that's me quoting innumerable comments I read in national online English-language media in Canada) rather than have us as neighbours. Without even having to mention that so many of us aren't even French (I myself spent the first 21 years of my life as a Franco-Ontarian, and my parents immigrated 34 years ago from elsewhere than France), one can feel the traditional and now anachronistic English Protestant feeling of supremacy imposed on subjugated peoples for centuries. (Note that even if it were Orange Order sympathizers who were treating the Catholic Irish violently in Ontario during the 19th century, and that they managed among other things to get rid of the St. Patrick's day parade in Toronto for many years despite the heavy demographic weight of the Irish, I understand that the large majority of people of English descent and Protestant religious affiliation do not express such hatred.)

But the legal reality is simple: Quebec is presently a province, which holds and controls most of its territory, and while Canada is divisible in the case of an provincial independence referendum, Quebec itself is not divisible in the same way (without going through a constitutional reform which would be useless in the case of a successful independence referendum). The author's fourth point is therefore also invalid.

(The author's fifth point only applies to the United Kingdom's very particular constitutional situation, and therefore has no bearing on the value of the author's argument in the Canadian context.)

In conclusion, as I was able to counter each of his points, it's clear that Andrew Coyne was expressing his personal feelings about the Scottish referendum and about a possible third Quebec referendum rather than the political constitutional reality.

When he says a referendum with a clear question is not democratic, he's simply wrong.

vendredi 26 septembre 2014

Non, Andrew Coyne a simplement tort

Pour ceux qui ne connaissent pas Andrew Coyne, je le décrirais plutôt comme un auteur qu'un journaliste car, à mes yeux, il semble véhiculer une opinion plus souvent que rapporter les faits. J'ai aussi eu la distincte impression que les sympathies qu'il essaye d'invoquer dépendent du journal dans lequel son texte se fait publier, plutôt que d'être automatiquement les siennes. Mais pour ce qui suit, on va supposer que ce sont ces dernières qui prévalent.

Je ne peux pas dire avec certitude que M. Coyne écrit pour causer une réaction accrue de la part de ses lecteurs et lectrices, mais le résultat en est certainement ainsi. Et cette fois-ci, j'ai mordu l'hameçon. Voici l'échange sur Twitter que j'ai initié plus tôt cette semaine.
Je n'allais pas le laisser gagner en essayant de corriger ses erreurs en 140 caractères ou moins, donc j'ai répondu ainsi:
Donc je vais citer les parties de l'article original d'Andrew Coyne afin d'en réfuter le plus grand nombre de points, tentant ainsi de faire couler son argument au complet.

Comme je l'avais dit sur Twitter, dans l'article, M. Coyne tente de prouver que le référendum écossais récent, même avec sa question claire, n'était fondamentalement pas un exercice démocratique, surtout si l'exemple est suivi ici au Canada lors d'un éventuel troisième référendum de séparation du Québec. Il divise son argument en cinq points que je décomposerai afin de les réfuter.

D'abord, il dit ceci:
Even to talk of holding another referendum in Canada, first, suggests a strange definition of democracy is at work, the same that has held us in its sway since the first, in which a yes, however tentative, is the final word, but a no, however many times it is repeated, only means a la prochaine — or, as Alex Salmond, the Scottish National Party (SNP) leader put it, “at this stage.” (To be fair, I don’t believe a yes would be final, either. I think it would only mark the start of the real referendum, the continuing battle for public opinion through the months of chaos that would follow. So the No side were very likely being as deceitful as the Yes in claiming that a yes was “forever.” At least I hope they were.)
Baignons-nous d'abord dans la définition de démocratie alors, puisque sa première phrase y touche. Le wiktionnaire donne la définition de « régime politique dans lequel l'ensemble du peuple dispose du pouvoir souverain ». Cette définition rend un référendum (où les votes pour et contre sont comptés directement et le résultat en découle sans intermédiaire) un exercice plus démocratique qu'une élection de députés dans notre système uninominal à un tour (et probablement dans d'autres systèmes électoraux aussi). Un exemple particulier de ce dernier point s'est passé ici dans ma circonscription fédérale de Gatineau: en 2004, Richard Nadeau a perdu malgré ses 40,27% des votes de l'électorat, alors qu'en 2008, il a gagné avec 29,15%: ce sont des résultats inconfortables mais ils ne sont pas incontestés, et surtout personne ne les a qualifiés de non-démocratique.

Mais même si nous ignorons la définition inhabituelle de démocratie de l'auteur, il faut alors se demander en quoi la nature d'un référendum répété de séparation (dont la simple mention, on le rappelle, a sérieusement coûté au Parti Québécois la dernière élection générale) n'est pas démocratique. Et, strictement parlant, en quoi une séparation est-elle finale? Plus d'une province a joint la confédération depuis 1867, et Terre-Neuve a eu un référendum pour ce faire en 1948. Et même si elle est finale à cause de la réalité politique, en quoi n'est-ce pas démocratique? Le premier point de l'auteur tombe au complet.

Son deuxième point touche la clarté de la question, un point souvent revenu depuis la question du référendum québécois de 1995. Les fédéralistes en sont encore particulièrement amers, je pense.
Second, the question, much lauded though it was here for its clarity — “Should Scotland be an independent country?” — only appears so in light of the hilariously complex and misleading questions employed in our own triumphs of democracy. Any expert in public opinion polling could tell you it’s a slanted question: It plainly invites a yes. A fair question would present the two options, equally: Should Scotland become an independent country, or should it remain a part of the United Kingdom?
Comparer une question de référendum (à laquelle chaque côté de la question a des mois ou des années à se préparer) à une question de sondage téléphonique à laquelle on n'est pas préparé, ce n'est pas très honnête! Surtout dans le cas d'une question « oui » ou « non », pour laquelle les camps ont l'occasion de se former et de préparer des trousses d'information et des équipes de sollicitation, etc. Et encore plus important, les électeurs ont la chance d'étudier tous les matériaux pour faire une décision informée.

Mais même si on ignore ce détail-là, questionner la clarté de la question référendaire écossaise après le tollé qui a suivi la question référendaire québécoise, it's rich!  Il faut en avoir, du culot, surtout quand les fédéralistes convaincus (auxquels Andrew Coyne commence vraiment à ressembler) ont tant critiqué la question québécoise pour son manque de clarté. Et même si la clarté n'était pas un problème, le résultat de toute question de séparation est compliqué; rien de tel n'est simple, mais ça ne veut pas dire que le peuple ne saura pas faire un décision dont elle en assumera la responsabilité.  Son deuxième point tombe, lui aussi.

Dans son troisième point, l'auteur questionne la légitimité d'une simple majorité (50%+1):
Third, merely because the British prime minister was foolish enough to agree to 50 per cent plus one of the vote as sufficient mandate to begin negotiations on the breakup of the kingdom — assuming he was being sincere, and assuming the negotiations did not collapse and assuming a whole lot else that would probably not be the case — it does not follow that Canada is now obliged to accept that as a precedent.
The arguments that led the Supreme Court to require a clear majority as one of the conditions, alongside a clear question, of the (entirely made up) duty to negotiate on the part of the rest of Canada (whoever that is, constitutionally), still hold. The Clarity Act, which slyly turned this on its head — from requiring negotiations in the event of a clear majority, to banning negotiations without it — is still the law of the land. And, as is increasingly widely acknowledged in Quebec, such a narrow and divisive majority could not possibly be sufficient to launch the province on such a perilous adventure. (Opinion polls in the province point to 60 per cent as a bare minimum, with a substantial number preferring 75 per cent.)
Évidemment, lorsqu'un pays en voie d'être réduit réalise que la possibilité que le « oui » gagne le référendum de séparation est bien présente, ceux qui y sont contre feront tout ce qu'il peuvent pour l'empêcher. C'est pour ça que des fédéralistes convaincus insisteront pour changer les règles, par exemple seuil de 60% ou 75% en faveur, et ainsi de suite. Pour reprendre le point que j'ai amené plus tôt, c'est particulièrement intéressant de voir ces fédéralistes insister pour un seuil plus élevé que 50% alors que c'est parfaitement démocratique si leur parti préféré gagne une majorité de sièges dans la Chambre des communes sans même approcher 50% des votes: en 1997, les Libéraux de Jean Chrétien ont eu 155 des 301 sièges (51,50%) avec seulement 38,46% des votes; en 1993, c'était encore pire: ils ont eu 177 des 295 sièges (60%) avec 41,24% des votes. M. Coyne sera-t-il le premier à contester la légitimité d'un gouvernement libéral sous Justin Trudeau qui gagnerait une majorité de sièges avec 40% des votes au lieu de 60% ou 75%?

C'est dans le quatrième point que l'auteur de l'article ose dire qu'un exercice fondamentalement démocratique (comme je l'ai expliqué plus tôt) avec une question claire n'est pas démocratique:
But — point four — even a clearer question, and even with a clear majority, it still wouldn’t alter the fundamentally undemocratic premise of the enterprise: namely, that the fate of the whole country may be decided by the vote of a small minority. Had the Yes carried the day in Scotland, it would have been with the support of perhaps 1.8 million out of the United Kingdom’s 64 million citizens. The rest were forced to watch, helplessly, as their own futures hung in the balance.
We have all been seduced by the formalities — the holding of a vote, with ballot boxes and scrutineers and the rest — into thinking these affairs are actually based on some sort of democratic principle. But just because you hold a vote on something doesn’t make it democratic, not in any legitimate sense. For example, you can’t vote to help yourself to something that isn’t yours, and you can’t vote to decide the fates of others, not party to the vote.
Donc ce n'est pas démocratique car le reste du pays n'est pas d'accord? Sauf que le Canada n'est pas unitaire comme l'Irlande et d'autres. Nous avons, en théorie, une confédération où les pouvoirs fédéraux sont limités. Contrairement aux autres provinces, le Québec a réussi à faire prévaloir sa juridiction dans les domaines garantis par la constitution. Il faut que l'union des provinces soit reconnue comme volontaire pour le bénéfice que ça représente à tous, et aussi pour en assurer sa réelle légitimité. Ce qu'on observe, par contre, c'est que plusieurs fédéralistes pensent que le gouvernement fédéral est et doit être un pouvoir central fort agissant de manière décisive pour maîtriser ses enfants rebelles. (Tiens, cette attitude commence à ressembler un peu à Irak sous Saddam Hussein, qui devait agir d'un bras de fer pour permettre à sa minorité sunnite de contrôler le pays de majorité chiite!)

L'auteur continue:
Yet that is precisely what separatists in Canada and the U.K. have attempted to maintain: that they could vote, not to “leave” the country, as it is sometimes put, but to take a part of the country with them, and that the rest of the country, including the vast majority of its citizens, had no choice but to accept whatever the minority decreed. This may be called many things, but democratic isn’t one of them. If it’s democracy we’re interested in, then any decision to break up the country should be for all of the country to vote on, not just a part of it.
Et là-dedans, on entrevoit ce joyau de l'idéologie orangiste que détestent tant de gens: j'y lis que l'auteur aimerait plutôt que les Québécois « retournent en France » (pour citer d'innombrables commentaires que j'ai lu dans les médias nationaux anglophones du Canada) que de nous avoir comme voisins. Sans compter le fait que nous sommes nombreux à ne pas être Français (moi-même, j'ai passé les 21 premières années de ma vie comme franco-ontarien, et mes parents ont immigré il y a 34 ans), on y sent le sens traditionnel de suprématie des Anglais protestants sur les peuples qu'il ont géré tant de siècles. (Notons que même si c'étaient les Orangistes qui s'en prenaient violemment aux Irlandais catholiques en Ontario au XIXe siècle, et qu'ils ont entre autres réussi à éliminer la parade de St-Patrick à Toronto pendant de nombreuses années malgré le grand poids démographique des Irlandais, je reconnais bien que la grande majorité des gens de souche anglaise et de religion protestante n'expriment pas de telles haines.)

Mais la réalité légale est simple: le Québec est présentement une province, qui possède et contrôle la plupart de son territoire, et alors que le Canada est divisible dans le cas d'un référendum de séparation d'une province, le Québec lui-même n'est pas divisible de la même façon (sans passer par une réforme constitutionnelle qui serait inutile lors d'un succès référendaire).  Le quatrième point de l'auteur tombe, lui aussi, à son tour.

(Le cinquième point de l'auteur ne touche que la situation constitutionnelle très particulière du Royaume-Uni, donc il n'a pas d'impact sur la valeur de l'argument de l'auteur dans le contexte canadien.)

En conclusion, puisque j'ai pu contrer chacun de ses points, c'est clair que l'auteur Andrew Coyne exprimait plutôt ses sentiments personnels par rapport au référendum écossais et à un éventuel référendum québécois que la réalité constitutionnelle politique.

Quand il dit qu'un référendum à question claire n'est pas démocratique, il a simplement tort.

lundi 22 septembre 2014

Roger Fleury en prison pour aucune bonne raison

(Crédit photo: ICI Ottawa-Gatineau sur Twitter; lien)

Il y a quinze jours, j'ai eu le grand plaisir de pouvoir être accueilli au site archéologique du 823 rue Jacques Cartier à Gatineau, occupé depuis mi-août par des autochtones qui réclamaient de continuer la fouille archéologique cessée trop subitement, ainsi qu'une meilleure protection du site.  On m'a expliqué en détail les revendications et des idées de ce qui pouvaient être fait avec le site pour le protéger et le mettre en valeur.

Mais jeudi dernier, il y a eu arrestation de six des occupants du site en question, suivant leur refus d'accepter l'injonction interlocutoire provisoire, obtenue de la Cour supérieure par la ville de Gatineau, ordonnant aux occupants du site de quitter les lieux avant 17h30 cette journée-là.  Les six (dont le Chef des Algonquins hors-réserve de Fort-Coulonge Roger Fleury, la militante saskatchewannaise pour les droits autochtones Audrey Redman, et le militant Robert Marois [source]) se sont fait arrêter sans confrontation ni incident par plusieurs dizaines de policiers, dont le travail de quelques uns n'était que de regarder les événements, à voir les images aux nouvelles [source].

Chacun des six a été accusé de méfait selon l'article 430.1 du Code criminel du Canada.  Parmi les six, seulement Roger, qui a notamment agi comme porte-parole des manifestants, était encore détenu vendredi matin car il avait refusé les conditions imposées par la Cour supérieure, c'est-à-dire de se tenir à 100 mètres du site (823 rue Jacques Cartier), de garder la paix et bonne conduite, de ne pas entrer en contact avec les coaccusés, ainsi que de se soumettre à un couvre-feu chez lui de 23h à 6h [source].  Les articles de nouvelles n'indiquaient pas combien de temps ces conditions seraient en vigueur, mais il est su que l'injonction interlocutoire provisoire est en vigueur pendant dix jours [source].

Roger comparu devant une juge vendredi à 14h30, pour une session durant laquelle la juge lui a demandé la même chose que les policiers, c'est-à-dire qu'il respecte les conditions de l'injonction, afin qu'il puisse être libéré.  Roger a indiqué son refus, voulant dire qu'il reste détenu (donc en prison, comme il s'en disait prêt) jusqu'à lundi, pour une comparution d'une durée d'au moins quatre heures pour enquêter pour sa libération [source].  Avec la longue participation civique de Roger, le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin aurait dû s'attendre à ces événements, et aurait dû s'asseoir autour du feu sacré pour avoir une discussion franche avec les autochtones pour résoudre la situation sans les arrestations.

Ceux qui ont suivi Roger depuis le début de ses années politiques savent combien de fois il a été en cour pour se défendre, pendant les 3 dernières décennies, le plus souvent contre des ministères et agences gouvernementales.  Après avoir été eu par un certain avocat qui le représentait (car, on se le rappelle, les juges sont d'anciens avocats, donc inévitablement plusieurs se connaissent), il s'est représenté lui-même.  Son expérience est telle qu'il a réussi gain de cause à la Cour d'appel du Québec avec dépens, surprenant plusieurs avocats.  Donc j'ai raison de penser que, d'une certaine façon, il va s'amuser en cour lundi.

Mais, en attendant les développements de sa journée en cour ce lundi, revenons aux arrestations de jeudi soir.  Les forces de l'ordre ont semblé avoir eu le bon sens de donner aux occupants dix minutes pour quitter le site avant de procéder aux arrestations.  On a appris que plusieurs occupants ont décidé de quitter le site à la dernière minute.  On peut imaginer la raison: une accusation de nature criminelle peut immédiatement ruiner les perspectives d'emplois.  Les menaces d'accusations criminelles sont donc suffisante pour freiner la participation publique dans les manifestations.  Ce qui attend les accusés de méfait, dans ce cas-ci Roger Fleury, c'est jusqu'à dix ans de prison.

Que ce soit dix ans de prison ou trois jours de détention en vue d'une audience pour enquête de libération, ces dépenses judiciaires (payées par vous et moi) sont complètement inutile, puisque le site archéologique n'est pas accessible (étant entouré de clôture et surveillé 24/7 par des policiers en voiture et par des caméras installées aux frais de la princesse).  Mais peut-être faut-il plutôt en retirer que l'État, peu importe le niveau de gouvernement qui l'incarne, imposera toujours sa volonté, avec autant de manifestants en prison que nécessaire.

lundi 25 février 2013

COMMUNIQUÉ: Les Verts de l'Outaouais reviennent optimistes du congrès du PVQ

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
pour diffusion immédiate

Les Verts de l'Outaouais reviennent optimistes du congrès du PVQ

Gatineau, le 24 février 2013 - Des membres du Parti vert du Québec en Outaouais reviennent du Congrès du PVQ qui se tenait cette fin de semaine au Collège de Maisonneuve à Montréal.

Claude Sabourin a annoncé sa démission en tant que chef du parti lors de l'assemblée générale de dimanche, ce qui déclenche une course à la chefferie.  Jean Cloutier a été choisi comme chef par intérim, et un nouvel exécutif a été élu.

Jozyam Fontaine, ancienne candidate du PVQ dans la circonscription de Hull, se réjouit du changement.  « Nul besoin de retourner nos cartes de membres.  Monsieur Sabourin s’est incliné et a demandé de passer directement à la course à la chefferie dès dimanche » dit Mme Fontaine.

Jonathan Meijer, ancien candidat du PVQ dans Chapleau, prend le poste de trésorier dans le nouveau conseil exécutif.  Après le congrès, il se dit très optimiste.  « Même si le congrès est fini, il y a bien du travail à faire pour rebâtir le parti, mais nous avons une belle équipe et nous sommes prêts! » affirme M. Meijer.

Lors du congrès, les membres verts présents ont pu se prononcer sur divers sujets traités dans le programme du parti, dont l'identité nationale, sur laquelle le parti a pris une position officielle de neutralité.  Une mise à jour concernant la condition animale a valu au PVQ l'appui du Parti vert du Canada.

Le PVQ sort du congrès avec de belles victoires et un renouveau au sein du parti : un programme mis à jour, un nouvel exécutif dynamique, engagé et prêt à travailler pour l'amélioration du parti, l'élection d'un nouveau chef d'ici six mois, et aussi la remise en place du Conseil national, pierre angulaire du parti, absent depuis plus de deux ans.

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Renseignements:

Jozyam Ilsa Fontaine
819-319-6143

mercredi 29 août 2012

COMMUNIQUÉ: Le Parti vert en Outaouais parle d'accessibilité à la justice

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
pour diffusion immédiate

Le Parti vert en Outaouais parle d'accessibilité à la justice

Gatineau, le 28 août 2012 - Le candidat du Parti vert du Québec dans Chapleau, Jonathan Meijer, trouve qu'il est déplorable que personne ne semble parler du système de justice et de son accessibilité.

« Nous, au Parti vert, avons par exemple dénoncé depuis le printemps l'intimidation judiciaire.  Non seulement nous étions parmis les seuls à dénoncer les amendes visiblement arbitraires données aux jeunes participant aux manifestation nocturnes de Hull, mais par extension nous dénonçons l'usage du système de justice pour intimider ces citoyens québécois. »

M. Meijer explique que cette intimidation peut se faire par le simple fait qu'il est trop cher pour se défendre adéquatement en cour: « Au Québec, nous avons un sérieux problème d'accessibilité au système de justice.  De 40 à 60% des gens doivent se défendre seuls en cour, sans l'aide d'un avocat. »

M. Meijer précise que le PVQ n'est pas seul à en parler:  « Il y a deux semaine, la juge en chef de la Cour suprême du Canada l'a dit elle-même: l'accès à la justice est fondamentale; si les gens comprennent qu'ils ne peuvent pas voir de justice, ils n'auront plus le même respect pour la loi. »  Il ajoute aussi que l'Actualité avait tout un dossier, intitulé « Justice: une affaire de riches? » dans l'édition du 1er mai 2011.  Malgré cela, M. Meijer pense que le sujet n'a vraiment pas été suffisamment abordé dans le discours public.

M. Meijer suggère aussi que les réformes du système judiciaire devraient aller plus loin que seulement l'accessibilité et suggère la séparation du judiciaire et du barreau: « Un avocat ne devrait jamais devenir juge.  Il faut créer une école de magistrature.  On deviendrait soit juge, soit avocat. »


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Renseignements:

Jonathan Meijer
jonathan.meijer@pvq.qc.ca
Tél: 819-210-4085
Twitter: @jnmeijer

mercredi 22 août 2012

Une lettre pour Roch Cholette

Monsieur Cholette,

Je vous remercie d'abord de m'avoir accueilli à votre émission hier.  Je crois que les Gatinois tireront avantage à être informés au sujets des plus petits partis, surtout lors d'une élection où il semble s'être imposé un certain embargo sur la disponibilité de cette information.

Je dois vous dire que je trouve dommage que vous ayez (je suppose pour but d'exemple) indirectement questionné mon parcours de formation, alors qu'il me semble que le parcours professionnel des candidats a beaucoup plus d'importance.

Par exemple, ma formation est un baccalauréat en génie informatique obtenu en 2004 à l'Université d'Ottawa (voir une copie en pièce jointe).  Du jour au jour, par contre, tel témoigné par mon titre d'emploi de programmeur analyste (voir une copie de ma promotion récente en pièce jointe), je n'utilise qu'une partie des connaissances et de l'expérience que j'ai acquise à l'université.  Certains de mes collègues n'ont qu'un diplôme collégial en « techniques de génie informatique » mais ils sont bien qualifiés et ont démontré leurs compétences pour leur emploi.

Quand on postule un emploi dans le domaine de la technologie de l'information, un diplôme collégial ou universitaire est très souvent requis simplement pour postuler.  Mais malgré ce prérequis, selon mon expérience, l'authenticité du diplôme supposément détenu par le candidat à l'emploi est rarement vérifiée.

Bien plus souvent, voire presque toujours, c'est plutôt l'entrevue qui permet au candidat de prouver son parcours de formation, et les références fournies permettent à l'employeur de vérifier les éléments importants du parcours professionnel.

Un individu se portant candidat lors d'une élection se retrouve dans une position bien similaire à quelqu'un postulant emploi.  Je suis sûr de ne pas être le seul qui juge que l'expérience professionnelle qu'il ou elle prétend avoir est importante, et qu'il est raisonnable d'en demander preuve si le candidat n'a pas de lien de longue date avec le parti et n'est pas une personnalité connue.

Comme je vous l'avais expliqué, ça fait depuis 2007 que j'ai eu l'occasion de travailler avec M. Sabourin, et cela lui a permis de faire bonne connaissance de ma valeur en tant que participant politique et ensuite candidat au fédéral.  En août 2011, il m'a personnellement invité à devenir candidat du Parti vert du Québec, une offre que j'ai acceptée.  Quand il a été ensuite question d'engager d'autres candidats de l'Outaouais, l'équipe locale a trouvé des gens que nous connaissions déjà, et dont nous connaissions le rôle dans la communauté.  De plus, les candidats avaient très vite démontré un engagement ne laissant aucun doute quant à leurs intentions.

Si une taupe s'est insérée dans le processus, ce n'était sûrement pas pour démontrer l'ouverture du Parti vert du Québec en tant que regroupement décentralisé de membres ayant une passion pour l'environnement et une meilleure qualité de vie et justice sociale.  Rappelons qu'une alliance informelle de candidats indépendants (dont Elizabeth May) qui s'étaient présentés lors de l'élection fédérale de 1980 pour l'environnement et contre le nucléaire, était un des précurseurs des partis verts au Canada.

Je pense qu'il est juste de se demander si le journaliste Ewan Sauves (un pigiste, il faut se le rappeler) essayait plutôt simplement de discréditer un parti en écrivant ce qui a peut-être été le seul article permettant à La Presse de briser son silence médiatique au sujet de ce parti.  Je me demande s'il a vraiment exposé une facette critiquable du Parti vert du Québec, son ouverture et sa décentralisation, ou s'il a plutôt exposé la tendance apparente des grands partis à ne chercher comme candidats que des personnalités publiques ou des personnes d'affaires ayant une grande ambition ou encore de leurs travailleurs politiques de longue date, ignorant toute une classe de gens moins nantis mais tout aussi (ou encore plus) compétents en tant que représentants du peuple.

Le Parti vert du Québec doit peut-être améliorer et formaliser son processus de recrutement de candidats, mais le parti ne cesse d'évoluer et laissez-moi vous convaincre que son équipe en Outaouais est une équipe honnête, dédiée et qualifiée sacrifiant toute heure de loisir pour la cause.  Nous ne cesserons de participer dans le débat, même entre les élections, car nous voulons nous assurer que les sujets locaux importants ne soient pas oubliés.

Je vous prie d'agréer, M. Cholette, l'expression de mes sentiments les plus sincères.

Jonathan Meijer
Parti vert du Québec - candidat dans Chapleau

samedi 11 août 2012

Des réponses aux questions d'Équiterre


Comment entendez-vous combler le manque à gagner, évalué à 20 milliards de dollars, au cours des 10 prochaines années pour le transport en commun?

Dans le but de réduire notre dépendance au pétrole, votre parti s’engage-t-il à réduire les investissements dans les nouvelles infrastructures routières afin de réinvestir ces sommes dans le transport en commun et mettre de l’avant les mesures nécessaires afin d’électrifier l’ensemble du réseau de transport en commun du Québec d’ici 2025?

Le Parti vert du Québec propose des solutions afin de grandement améliorer le transport en commun au Québec.

Nous proposons d'abord de décupler la taxe sur les émissions à 33$/tonne de CO2, afin de créer un fonds vert récurrent de 1/2 milliard $ par an, servant en partie à investir dans le développement durable du secteur des transports.

Nous proposons d'inciter le développement de droits de péage aux entrées des centres urbains afin de financer davantage le transport en commun.

Nous proposons l'augmentation de l'achalandage du transport en commun en augmentant le nombre de voies réservées, en augmentant le confort des véhicules (dont la climatisation), en augmentant la fréquence et les trajets, et en nationalisant les chemins de fer dans les centres urbains afin d'augmenter l'efficacité et la priorité du transport de passagers, tout en réduisant les coûts d'utilisation.

Nous proposons aussi des investissements pour des nouveaux trajets de trains entre les grandes agglomérations du Québec, pour un transport de passagers efficace bénéficiant d'une utilisation généralisée, mais aussi pour permettre le transport de marchandises.  Un plus grand nombre de déplacement de biens par rail, mais aussi par voies fluviales, réduira les dépenses reliées à l'entretien des autoroutes existantes ainsi que le besoin de nouvelles autoroutes.

Nous proposons de réduire la dépendance du Québec des importations de pétrole en misant sur une électrification progressive du transport en commun dans les centres urbains.

Les sources d’énergie qui connaissent le plus fort taux de croissance dans le monde sont les énergies renouvelables comme le solaire et l’éolien. À ce titre, une fois élu, votre parti s’engage-t-il à mettre en place, comme l’a fait l’Ontario, un programme incitatif pour la production à petite échelle d’énergies renouvelables?

Le Québec a déjà érigé des barrages hydroélectriques dans les cours d'eau donnant les meilleures capacités de génération.  Les nouveaux projets hydroélectriques potentiels ne valent plus les investissements connexes et leur impact environnemental n'est jamais négligeable.  C'est la raison pour laquelle le Parti vert du Québec propose les choses suivantes:
- Développer l'énergie éolienne, en visant 15% de la production d'électricité comme au Danemark.
- Développer les sources d'énergie de la biomasse en favorisant celles provenant des déchets (huiles végétales usées, méthane des dépotoirs, déchets forestiers, etc.).
- Développer les recherches en énergie solaire passive (thermique) et active (photoélectrique).

Les grands complexes hydroélectriques sont un exemple d'une centralisation poussée de la production d'électricité, et une telle centralisation pose toujours certains risques.  Les énergies alternatives énoncées ci-haut sont, de nature, décentralisées, et se portent donc bien à la petites échelle tout en augmentant l'indépendance des localités en approvisionnement d'électricité.  Le Parti vert du Québec s'engage à appuyer cette approche.

Équiterre et plusieurs comités de citoyens s’inquiètent de la venue imminente des sables bitumineux au Québec à travers un pipeline vieux de 40 ans. Quelle est la position de votre parti à la fois sur l’arrivée des sables bitumineux au Québec et sur les risques liés à l’utilisation de ce vieux pipeline?

Malgré la richesse hydroélectrique du Québec, nous dépendons encore très fort des combustibles fossiles, qui sont donc importés en formes brutes et raffinées.  Puisque le pic de la production pétrolière conventionnelle s'est manifesté il y a déjà plusieurs années, la production non-conventionnelle (dont les sables bitumineux) a vécu une effervescence, et la combinaison de disponibilité et de prix suggère une inversion du flux du pétrole dans le pipeline entre l'ouest du Canada et l'Ontario.

Considérant le nombre de fuites qui font les manchettes, et aussi surtout les fuites qui ne les font pas, le Québec se doit de réduire sans tarder sa consommation des combustibles fossiles afin d'éliminer l'importation du pétrole tout en visant l'indépendance énergétique.

Le Parti vert du Québec s'engage à appuyer cette réduction en proposant plusieurs approches:
- Investir dans le développement de sources d'énergies renouvelables, une expertise que nous pourrons exporter.
- Plafonner et marchander les émissions de gaz à effet de serre.
- Tel qu'énoncé plus tôt, adopter une politique de transport promouvant le transport en commun, le développement du partage-auto, la transformation du parc automobile, ainsi que le transport de marchandises par voies fluviales et ferrées.

Si votre parti est élu, adopterez-vous une politique d'approvisionnement d'achat de produits locaux et biologiques pour les établissements publics avec des cibles chiffrées?

Il va de soi que l'agriculture productiviste détruit l'environnement et la conversion à une agriculture biologique est nécessaire.  Cette conversion ne se fait pas rapidement et engendre certains coûts.  Un gouvernement vert supporterait l'agriculture biologique en adoptant une politique d'approvisionnement de produits locaux et biologiques.

Comptez-vous investir massivement pour le soutien et la promotion de l'agriculture biologique au Québec, notamment en remboursant les frais de certification biologique aux producteurs?

Une étude a déjà démontré que l'agriculture biologique a des meilleurs rendements dans toutes les mesures.  La conversion à l'agriculture biologique est donc désirable de soi, mais un tel changement porte certains coûts.  Afin de soutenir l'agriculture biologique, le Parti vert du Québec s'engage tout d'abord d'introduire un programme incitatif financier de conversion au biologique, visant à contrer ces coûts.

De plus, à court terme, nous nous engageons à:
- Introduire un incitatif financier aux producteurs non biologiques pour une conversion vers une agriculture dite raisonnée.
- Interdire l'utilisation d'antibiotiques à titre préventif dans les aliments des animaux.
- Imposer un moratoire immédiat sur toutes les productions d'OGM pour en viser l'interdiction complète.
- Amener une aide concrète aux groupes de citoyens dont l’action vise la promotion de l’agriculture écologique, des coopératives d’aliments naturels, et du jardinage communautaire.

Nos objectifs à long terme sont les suivants:
- Encouragement par des mesures appropriées de la production et la distribution de denrées alimentaires de qualité écologique afin de permettre aux consommateurs de faire un véritable choix.
- Instauration d’une appellation contrôlée légale biologique pour les produits alimentaires.
- Orientation de l’enseignement agricole vers l’agriculture biologique.
- Réorientation des recherches en agriculture vers des recherches plus régionales et orientées vers l’agriculture écologique.
- Encouragement des programmes d’éducation sur l’alimentation naturelle.
- Promotion des aliments moins carnés, frais, provenant de milieux organiques saints et le moins possible transformés.
- Interdiction des OGM et des brevets sur le vivant.

Est-ce que votre parti s'engage à revoir le code de gestion des pesticides afin de le rendre équivalent ou même supérieur à ceux de l’Ontario et de la Nouvelle-Écosse?  Est-ce que vous comptez faire en sorte que le Québec interdise la vente et l’usage des pesticides agricoles bannis actuellement dans d’autres pays de l’OCDE, et que les aides financières aux producteurs deviennent conditionnelles à leurs efforts de réduction de l’usage de pesticides?

L'usage des pesticides vient à l'encontre de notre but d'en réduire l'usage en favorisant l'approche biologique.  Le Parti vert du Québec s'engage à revoir le code de estion des pesticides et d'en restreindre les ventes.  Les incitatifs aux producteurs non biologiques seront liés à une conversion vers une agriculture dite raisonnée.

S'il est élu, est-ce que votre parti s'engage à tenir un sommet sur l’économie verte dans les 100 premiers jours de son mandat?

Dans cette ère dans laquelle les convention de croissance économique durable n'ont plus de sens (voir bon billet L'ultime contradiction: croissance économique durable), l'économie verte ne veut pas seulement dire simplement remplacer quelques voiture à essence par des voitures électriques.  Au contraire, il faut complètement repenser l'économie, et le passage récent du pic de la production pétrolière implique que les changements économiques profonds doivent être d'abord abordés en réduisant notre consommation d'énergie non-renouvelable.  Ces changements nécessitent rien de moins qu'un sommet et le Parti vert du Québec est prêt à le faire.

dimanche 27 mai 2012

Communiqué de presse: Les Verts de l'Outaouais dénoncent les arrestations des manifestants

(Mis à jour le 27 mai pour corriger le nombre d'arrestations confirmé pour déplacer les barricades.)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
pour diffusion immédiate

Les Verts de l'Outaouais dénoncent les arrestations des manifestants

Gatineau, le 27 mai 2012 - Les Verts de l'Outaouais dénoncent les infractions attribuées de façon visiblement arbitraires par la Police de Gatineau aux manifestants s'opposant à la loi 78 lors de cette fin de semaine.

Durant une manifestation de casseroles vendredi dernier consistant d'une quinzaine d'individus, deux d'entre eux ont été interpelés pour avoir troublé la paix, même si la manifestation n'avait commencé que quelques minutes plus tôt.  Ces constats d'infractions en seraient une première au Québec depuis le début des casseroles.

Jonathan Meijer, ancien candidat du Parti vert du Canada à Gatineau et porte-parole des Verts de l'Outaouais, exprime son inquiétude par rapport aux arrestations qui ont eu lieu.  En particulier, il se demande pourquoi elles ont eu lieu vendredi soir au Vieux-Hull alors que la manifestation de jeudi soir, avec dix fois plus de participants, était passée par le même endroit et n'avait engendré aucune interpellation pour le même type d'infraction au règlement.

«Le règlement 42-2003, chapitre 2, paragraphe 5 de la Ville de Gatineau a été formulé de façon assez vague pour qu'une interprétation assez large justifie l'interpellation si la présence, même temporaire et silencieuse, de quelqu'un sur une voie publique gêne quelqu'un d'autre, dit-il.  Y a-t-il un propriétaire du Vieux-Hull à qui était due une faveur en échange d'une contribution financière à un élu municipal ou quelqu'un de connexe?»  M. Meijer rappelle que la banque américaine JP Morgan a donné pas moins de 4,6 millions $ à la fondation de la police de New York peu de temps avant les arrestations massives à Occupy Wall Street.

De plus, après la manifestation nocturne de samedi à dimanche, la police de Gatineau a procédé à l'arrestation d'un individu pour avoir déplacé des barrières entourant une zone de construction routière.  M. Meijer s'interroge sur la procédure adoptée par le corps policier.  «Pourquoi devait-il y a voir pas moins d'une quinzaine de policiers à Place Cartier alors que le nombre de manifestants, les quelques dernier arrivés, étaient en nombre moins élevé?  Le déplacement des barricades se fait toujours au milieu du groupe de manifestants, loin des yeux et des caméras des policiers.  Pourquoi les policiers ont-ils choisi une infraction qui serait si difficile à prouver en cour, et pourquoi les gens arrêtés sont presque exclusivement des jeunes?  Serait-ce parce que les jeunes sont si mal équipés pour se défendre contre le système de justice?»

Le thème de l'intimidation judiciaire n'est pas une nouvelle bataille pour les Verts de l'Outaouais.  M. Meijer juge que la réponse des appareils du gouvernement face à la grève étudiante a démontré à quel point les gens au pouvoir utilisent tous les outils à leur disposition pour contrer le mouvement de mécontentement populaire.  «Les arrestations massives semblent avoir comme but que les gens se taisent car, en général, les gens arrêtés n'ont ni l'expérience, ni l'argent pour se défendre contre les allégations.  Même la simple idée d'une arrestation fait très peur à la grande majorité des gens.»

M. Meijer rappelle que le sujet des droits de scolarité est loin d'être le seul sujet de mécontentement, et que les foules qui manifestent sont dorénavant composées de gens de tout âge.  «Jean Charest a fait perdurer le sujet des droits de scolarité.  Qu'essaye-t-il de cacher?  La corruption dans l'industrie de la construction?  Le vol de nos ressources naturelles par l'entremise du Plan Nord?»

À propos des Verts de l'Outaouais:
Les Verts de l'Outaouais sont un regroupement de membres actifs des partis verts fédéral et provincial œuvrant dans les circonscription de l'Outaouais.

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Renseignements:

Jonathan Meijer
jonathan.meijer@partivert.ca
Tél: 819-210-4085
Twitter: @jnmeijer

lundi 21 mars 2011

Budget du Québec: désastre

Le ministre des finances du Québec a déposé son budget pour 2011-12, et c'est tout simplement un désastre. Puisqu'il y a un grand nombre de points désagréables, j'en mentionnerai quelques uns ici.

Augmenter la TVQ et les taxes sur le carburant sont des taxes progressives, mais utiliser comme excuse le déficit et l'augmentation des coûts de programmes pour justifier ces augmentations de taxes, sans mentionner la cotisation santé et l'augmentation des frais de scolarité, n'est pas justifiable lorsque l'on paye 35% de trop pour les travaux de construction. Il faut vraiment d'abord s'attaquer à la corruption au lieu des contribuables.

Et au lieu de taxes régressives comme la cotisation santé et les augmentations de frais de scolarité, il serait bien plus progressif d'augmenter les taxes sur l'essence et revenus personnels élevés.

Du côté des ressources naturelles, des redevances de 5-35% sont bien trop généreuses envers les compagnies. Il faut un taux fixe et bien plus élevé, probablement 50%, sans crédit pour tricher, afin que la population profite le plus de ses propres ressources. Si les compagnies quittent, tant pis; les ressources resteront dans le sol jusqu'à ce qu'un meilleur prix ramène les investisseurs et nous donne encore plus en redevances.

Le crédit d'impôts de jusqu'à 8000$ sur les véhicules électriques et hybrides rechargeables sont indésirables car le budget ne contient aucune taxe supplémentaire sur les véhicules gourmands d'essence pour compenser le crédit d'impôt. De plus, encourager de n'importe quelle façon l'achat de véhicules qui usent nos routes est injuste car le reste de la population en paye le prix, en frais de réparation des routes, et en qualité de vie perdue dans la circulation lente d'heure de pointe.

Les contributions au «Fonds des générations» continuent de présenter une proposition fort risquée. Le principe revient essentiellement à utiliser sa marge de crédit pour investir dans un fonds commun de placement, tout en espérant que l'appréciation de l'investissement soit plus grande que l'accroissement de la dette par son taux intérêt. Malgré le fait que tous les «produits» d'investissements non-garantis nous disent avant tout que les résultats antérieurs ne garantissent rien côté résultats futurs, le gouvernement du Québec en implique le contraire dans son fascicule sur le Fonds des générations à la page 29: «Rappelons que, entre 1995 et 2005, la CDPQ a dégagé un rendement de 9,4% sur les sommes totales dont elle a assuré la gestion comparativement à un coût moyen du service de la dette de 6,9 % pour le gouvernement.» (PDF) L'économie mondiale a fort changé depuis et le risque est donc très réel que la Caisse n'offre pas le taux de rendement nécessaire pour contrebalancer les coûts de la dette. S'il y a incertitude dans le rendement de ses investissements, il est tout simplement une meilleure idée de rembourser ses dettes avant d'aller jouer au casino.

Passant des éléments particuliers aux sommes:
2010 était une bonne année pour l'économie. Les bonnes années, on repaye ses dettes. Alors pourquoi le gouvernement prévoit-il encore 3,8 milliards en déficit pour 2011-12 et 1,5 milliards en 2012-13? Dans son budget, le gouvernement s'attend maintenant à effacer le déficit d'ici trois ans, mais si l'on lit entre les lignes, on remarque vite que le gouvernement ne compte que sur la croissance économique pour se sortir du trou fiscal. Cette proposition, tout comme pour Fonds des générations, ne vaut rien dans l'économie actuelle. Dû à l'insolvabilité croissante mondiale, il est maintenant garanti que l'économie du Québec ne grandira pas à 2,5% annuellement comme s'y attend le gouvernement (voir le plan budgétaire ici), garantissant au Québec des déficits sans fin sous le plan actuel.

En conclusion, j'invite la population du Québec à faire une grande réflexion sur la situation et exiger bien mieux de son gouvernement.